Les géants de l'agro-alimentaire prennent une décision historique : les acides gras trans n'auront plus leur place dans leurs produits. Cette annonce a été faite par 11 entreprises membres de l'International Food & Beverage Alliance (IFBA), qui s'engagent à supprimer ces lipides néfastes d'ici la fin de 2018.
Un objectif clair : moins de gras trans
Les industriels ont pour ambition de réduire à moins de 1 gramme de gras trans par 100 grammes de produit. Pour y parvenir, ils vont reformuler leurs recettes en éliminant les huiles hydrogénées, traitées souvent responsables de la présence d'acides gras trans. Au lieu de cela, l'accent sera mis sur l'incorporation d'huiles mono et poly-insaturées, reconnues pour leurs bienfaits sur la santé.
Informer pour mieux choisir
Pour accompagner les consommateurs vers des choix alimentaires plus sains, les entreprises de l'IFBA vont enrichir les étiquettes nutritionnelles avec la mention de la teneur en acides gras trans. Rocco Renaldi, secrétaire général de l'IFBA, rappelle que ce projet s'inscrit dans une priorité globale en matière de santé publique, visant à abaisser la consommation de ces acides à des niveaux négligeables.
Des enjeux de santé cruciaux
Une étude publiée dans le British Medical Journal en 2015 mentionne que l'interdiction des acides gras trans pourrait prévenir ou retarder environ 7200 décès liés à la maladie coronarienne sur 5 ans, surtout parmi les populations les plus défavorisées.
Parmi les membres de l'IFBA figurent des entreprises emblématiques comme Coca-Cola, Ferrero, General Mills, Kellogg, Mars et McDonald's, unis dans cette démarche pour promouvoir une alimentation plus saine.







