En visite en Israël, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a appelé Téhéran à faire des "concessions majeures" au 21e jour du conflit israélo-américain contre la République islamique.
"Indépendamment des résultats militaires actuels, une solution politique durable est indispensable", a déclaré M. Barrot lors d'une conférence de presse à l'aéroport international Ben-Gourion de Tel-Aviv, dont l'organisation a été perturbée par des alertes aux missiles en provenance de l'Iran.
Il a souligné que le régime iranien doit faire preuve de volonté pour adopter des "concessions importantes", favorisant ainsi une coexistence pacifique avec ses voisins. Barrot a également insisté sur l'importance d'une stabilité régionale, affectée par le programme nucléaire et balistique de l'Iran, ainsi que par son soutien à des groupes considérés comme terroristes.
Selon lui, le chemin vers la paix passe par l'application du plan présenté par les États-Unis l'année dernière pour Gaza, qui implique un accès humanitaire, le désarmement du Hamas, et des négociations sur une solution à deux États où Israël et un État palestinien coexisteraient dans des frontières sûres.
En janvier, Washington a lancé la deuxième phase du plan Trump, visant un retrait israélien progressif de Gaza, le désarmement du Hamas et l'envoi de forces internationales de stabilisation.
Jean-Noël Barrot, qui a également rencontré des dirigeants libanais tels que le président Joseph Aoun, a discuté des défis régionaux avec son homologue israélien, Gideon Saar. Sur les réseaux sociaux, Saar a insisté sur la nécessité de désigner le Hezbollah comme une organisation terroriste complète, une démarche déjà adoptée par certains pays européens.
M. Barrot a précisé qu'un accord devra être négocié pour sortir du conflit. Il a mentionné l'ouverture du gouvernement libanais à des discussions directes avec Israël, qualifiant cette situation d'"opportunité historique".







