Clément Beaune, ex-ministre de la Transition écologique et ancien numéro 3 de la liste de Pierre-Yves Bournazel, a révélé son choix pour le second tour des municipales à Paris, en exprimant son soutien à Emmanuel Grégoire. Dans une tribune publiée dans le Nouvel Obs, il explique son choix, affirmant que cela s'inscrit en cohérence avec son refus de fusionner avec la liste de Rachida Dati, qui se présente dans le XIe arrondissement. "Je voterai pour Emmanuel Grégoire. Je suis convaincu que ce sera le choix de nombreux électeurs du centre. Au second tour, on choisit l’essentiel", écrit-il.
Un signal fort pour l'électorat centriste
Le soutien de Beaune à Grégoire est perçu comme un ciblage stratégique vers l'électorat centriste, essentiel dans une élection où les candidats se retrouvent au coude à coude dans les sondages. Beaune, ayant déjà décliné une intégration à la liste de Dati, a partagé son regret face à l'accord de fusion, soulignant l'importance des idées et des valeurs dans un projet politique. "Je ne retrouve pas ces idées et ces valeurs auprès de Rachida Dati", a-t-il déclaré sur X.
Dans ses propos, Beaune reconnaît également ne pas partager tous les éléments du programme municipal des partis de gauche, raison pour laquelle il avait initialement choisi de se rallier à Bournazel. Cependant, il souligne que le sérieux des engagements et la clarté face à l'extrême droite doivent primer. Son refus de voir Emmanuel Grégoire établir une alliance avec Sophia Chikirou, candidate de La France Insoumise, renforce cette position.
"Dans une élection capitale et si incertaine, choisir c'est aussi refuser le non-choix. Mon choix est clair", conclut-il, insistant sur l'importance d'un futur maire calme et rassembleur.
Alors que le parti Renaissance a formellement appelé à voter pour Dati, le paysage politique parisien s'intensifie avec une dynamique inattendue, laissant les électeurs avec beaucoup de questions quant à l'issue de ces municipales décisives.







