Le ministère de l’Éducation a publié plusieurs indicateurs permettant de juger de la performance des collèges français, vendredi 3 avril 2026. La Nouvelle République s’est plongée dans cet ensemble de données complexes pour vous proposer un comparatif.
Les parents d’élèves scrutent attentivement les résultats : vendredi 3 avril 2026, le ministère de l’Éducation a révélé des indicateurs clés sur la performance des collèges pour l’année 2025. Ce tableau de données met en lumière la qualité des différents établissements. La Nouvelle République en a effectué l’analyse afin de vous présenter un comparatif détaillé des collèges français.
De quoi s’agit-il ? Les indicateurs publiés par le ministère incluent des taux « bruts », principalement le taux de réussite au brevet ainsi que la note moyenne obtenue à l’écrit. Ces données mesurent la performance sur une seule année, à savoir 2025, sans établir de comparaison entre les années. À titre informatif, le taux de réussite au brevet s’élevait à 85,5 % en 2025.
Un autre indicateur clé publié est le taux d’accès entre la 6e et la 3e. Ce taux « évalue la probabilité qu’un élève de sixième accède en classe de troisième sans changer d’établissement, quel que soit le temps nécessaire », explique le ministère. Ce chiffre peut dénoncer divers phénomènes : des stratégies spécifiques de redoublements ou des choix d’orientation propre à chaque collège.
Comment interpréter ces chiffres ? Bien que les taux « bruts » de réussite et d’accès, ainsi que les notes moyennes à l’écrit, offrent des aperçus utiles, leur signification doit être considérée avec prudence. Ainsi, certains collèges peuvent bénéficier d’une population d’élèves plus performante, engendrant des résultats supérieurs, sans que cela ne dénote la qualité des enseignements dispensés.
Le ministère a également mis en lumière plusieurs facteurs significatifs qui peuvent influencer les taux de réussite ou de mentions au brevet : les notes moyennes des évaluations en 6e, la régularité des élèves et leur indice de position sociale, qui évalue le statut socio-économique des collégiens ou lycéens.
Une série de « valeurs ajoutées »
Existe-t-il une mesure plus précise de la qualité d'un établissement ? Au-delà des taux « bruts », le ministère publie aussi une série de « valeurs ajoutées ». Ces outils visent à mesurer l’impact d’un établissement sur ses élèves, en utilisant des méthodes statistiques pour isoler les facteurs extérieurs influant sur les résultats.
Pour cela, le ministère calcule, selon les caractéristiques d’un collège et de ses élèves, des taux de réussite attendus ainsi qu’une moyenne de brevet anticipée. En établissant une comparaison entre le taux attendu et le taux réel, on évalue si un établissement excède ou non les attentes : si le taux réel excède le taux attendu, l’établissement « surperforme », à l’inverse, s'il est inférieur, l’établissement « sous-performe ».
Lorsqu’une valeur ajoutée est positive, « cela indique que le collège a probablement fourni un apport éducatif supérieur à ce que ses élèves auraient reçu dans un établissement de niveau médian. Si l’écart est négatif, l’interprétation sera inverse », souligne le ministère dans son guide méthodologique.
Comment avons-nous analysé ces données ? Pour ce classement, La Nouvelle République a choisi de mettre en avant trois indicateurs concernant les séries générales : le taux de réussite au brevet, la note moyenne à l’écrit et le taux d’accès. Chacune de ces données est enrichie d’un indicateur de valeur ajoutée, sauf pour le taux d’accès qui n’est pas encore disponible. Ceci permet d’offrir une vision complète des performances de chaque collège.
La publication de ces données par le ministère ne couvre pas tous les établissements français. En effet, si un collège comptabilise moins de 20 candidats au brevet, ses résultats statistiques ne seront pas divulgués. De même, si le nombre de candidats est inférieur à 40, les valeurs ajoutées resteront confidentielles.
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