Kamala Harris, qui avait perdu face à Donald Trump lors de l'élection présidentielle de 2024, a exprimé le 10 avril son intérêt pour une possible candidature en 2028. Lors d'un forum organisé à New York par le révérend Al Sharpton, elle a répondu par un « Je pourrais », soulignant sa réflexion sérieuse sur la question.
"Est-ce que vous allez vous présenter à nouveau en 2028?" lui a demandé le révérend Al Sharpton.
Harris, applaudie par l'audience, a affirmé : "Écoutez, j'y réfléchis". Première femme et première personne noire à accéder à la vice-présidence des États-Unis, elle conserve une aura politique significative malgré sa défaite, laissant planer des incertitudes sur ses projets futurs.
Depuis sa sortie du gouvernement, l'ancienne sénatrice de Californie parcourt le pays pour promouvoir son livre, "107 jours", qui traite de sa campagne présidentielle chaotique après le retrait de Joe Biden. Dans ses pages, elle exprime parfois des critiques envers l'ancien président et son entourage.
De plus, la déclaration d'Harris sur la poursuite de sa tournée promotionnelle jusqu'en 2026 a été interprétée par plusieurs observateurs comme un indice d'une nouvelle tentative pour la Maison Blanche.
Vers une compétition interne
En vue des primaires démocrates de 2026, plusieurs personnalités émergent dans le paysage politique. Le gouverneur Gavin Newsom nourrit également des ambitions présidentielles, tout comme Pete Buttigieg, qui a déjà tenté sa chance en 2020. Alexandria Ocasio-Cortez, ainsi que d'autres figures de la gauche américaine comme le sénateur Mark Kelly de l'Arizona, ajoutent à la dynamique de cette course déjà captivante.
Des personnalités comme Josh Shapiro, gouverneur de Pennsylvanie, et JB Pritzker, gouverneur de l'Illinois, apparaissent également dans les sondages comme des candidats potentiels à l'investiture démocrate. La compétition s'annonce intense et pourrait façonner l'avenir du parti dans les années à venir.







