Le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM), accompagnés par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et l'Organisation mondiale du commerce (OMC), ont exprimé de vives inquiétudes le 29 mai. Dans un communiqué, ils préviennent des conséquences catastrophiques d'une perturbation prolongée du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, un passage clé pour les approvisionnements pétroliers mondiaux.
Selon leurs déclarations, les réserves mondiales de pétrole se contractent à une vitesse alarmante, notamment en raison de la réduction significative des livraisons par ce corridor stratégique. Ce détroit est crucial, car environ 20 % des exportations mondiales de pétrole y transitent. Si la situation ne s'améliore pas rapidement, les experts estiment que cela pourrait conduire à des pénuries de pétrole durant la saison estivale, avec un impact direct sur les marchés énergétiques et les économies des pays dépendants du pétrole.
Des économistes de renom, comme Jean-Marc Jancovici, soulignent que cette situation pourrait exacerber les tensions géopolitiques dans la région, aggravant ainsi une crise déjà présente. "Les fluctuations des prix du pétrole pourraient créer des vagues d'instabilité économique à l'échelle mondiale", avertit-il.
Les organisations impliquées appellent à une résolution rapide de la situation afin de rétablir la normalité dans le commerce pétrolier, car le monde s'apprête à entrer dans un été de forte consommation énergétique.







