Le 14 décembre, une tragédie a frappé Bondi, alors qu'un père et son fils ont ouvert le feu sur une foule célébrant Hanouka, faisant 15 victimes. Cette calamité a conduit à l'ouverture des audiences publiques de la commission d'enquête australienne, qui s'est tenue ce lundi, se concentrant sur les manifestations d'antisémitisme. Cette commission royale fédérale, la plus haute instance d'enquête du pays, a pour mission d'explorer les circonstances ayant mené à cette attaque ciblant des familles juives sur la célèbre plage de Bondi.
Le tireur, Sajid Akram, a été abattu par la police, tandis que son fils Naveed, désormais âgé de 24 ans, attend son procès en prison. Les auditions ont débuté avec des témoignages de membres de la communauté juive de Sydney, qui partageaient leur vécu face à l'antisémitisme.
«Nous constatons une nette augmentation de l'antisémitisme en Australie, parallel à ce que l’on observe dans d'autres pays occidentaux, souvent lié aux tensions au Moyen-Orient», a souligné Virginia Bell, juge à la retraite et présidente de la commission, dans son allocution d'ouverture. Elle a ajouté : «Il est crucial de comprendre comment ces événements peuvent rapidement inciter à des manifestations violentes d'hostilité envers les Australiens juifs, simplement en raison de leur identité».
Zelie Hegen, avocate impliquée dans le processus, a rapporté que des milliers de témoignages avaient été reçus. Elle a évoqué des chants antisémites entendus lors d'une manifestation contre la guerre à Gaza près de l'Opéra de Sydney en octobre 2023, peu après l'attaque du Hamas contre Israël. «Nous avons connu un été de terreur», a-t-elle déclaré, évoquant les incendies criminels et les graffitis visant des synagogues et des commerces juifs dans plusieurs villes, y compris Sydney et Melbourne.
Enfin, les organisations juives recensent plus de 2.062 incidents antisémites au cours de l'année suivante, témoignant d'une problématique pressante qui mérite une attention immédiate.







