Les évènements tragiques du 5 décembre 2017 ressurgissent alors que 11 individus comparaissent ce lundi en appel pour le double assassinat d'Antoine Quilichini et Jean-Luc Codaccioni, abattus par un tireur et ses complices à l'aéroport de Bastia.
Ce procès judiciaire, impliquant notamment des membres d'un gang notoire, a été précédé de condamnations en première instance il y a deux ans. Au total, 13 individus avaient été jugés à l'époque, mais seulement 11 d'entre eux seront rejugés aujourd'hui.
Les avocats de la défense visent à réduire les peines infligées et, dans certains cas, à obtenir l'acquittement. Me Noguéras, représentant Jacques Mariani, conteste les accusations d'association de malfaiteurs, après une peine de 10 ans de prison imposée lors du premier procès. Joseph Menconi et François Marchioni, qui avaient été acquittés, sont également renvoyés devant les juridictions après l'appel du parquet.
Pour cette nouvelle audience, les avocats aspirent à un "vrai procès", selon les constatations de l'un d'eux. La Cour d'assises, composée uniquement de magistrats professionnels, examinera les nouvelles preuves et évaluera les potentielles erreurs de procédure de la première instance.
Neuf ans après, une affaire toujours médiatique
Le terme "Brise de Mer" résonne dans le paysage judiciaire français, évoquant des souvenirs d'une histoire criminelle fascinante. Récemment, ce dossier a été adapté dans un livre intitulé "Vendetta", publié par Violette Lazard et Marion Galland, et dans le film "Borgo" de Stéphane Demoustier, qui a remporté deux César en 2025.
Cette affaire, à la fois romanesque et atypique, retrace l'histoire de fils s'unissant pour venger la mort de leur père, avec des échanges cryptés révélant les intentions criminelles des accusés. Parmi eux, Cathy Chatelain, une surveillante pénitentiaire, a été reconnue coupable, avouant avoir aidé le tireur en lui indiquant sa cible par un geste discret.
Le premier procès avait déjà fait l'objet de controverses, notamment en raison de la mort tragique de deux surveillants pénitentiaires lors d'une autre affaire, un incident ayant entraîné le refus de certains accusés de comparaître. Ce procès, considéré comme un "fiasco judiciaire" par certains experts, avait déjà révélé des failles dans le système judiciaire. L'audience actuelle se poursuit jusqu'au 3 juillet à Aix-En-Provence, un moment décisif pour les familles des victimes et les prévenus.







