En 2025, Vaucluse fait état d'une augmentation alarmante des dégradations de radars routiers, avec pas moins de 55 incidents recensés, alors que les années précédentes n'en comptaient qu'une dizaine. Ce phénomène suscite de vives inquiétudes parmi les autorités, tant pour la sécurité des usagers que pour le coût engendré pour la collectivité.
Selon la préfecture de Vaucluse, la tendance à la dégradation des radars routiers est en nette accélération. En 2025, on compte ainsi 55 actes de vandalisme, une hausse considérable par rapport à 14 en 2024, 13 en 2023, et à peine 7 en 2021 et 2022. Ces chiffres témoignent d'une volonté manifeste de détruire les équipements, particulièrement dans les zones gendarmerie, où 53 faits ont été constatés, en opposition à seulement 2 en zones police. Cela souligne une pression beaucoup plus forte en milieu périurbain et rural.
Deux types de dégradations
Les autorités classifient les dégradations en deux catégories majeures. La première, désignée comme "légère", est la plus récurrente. Elle inclut les tags sur les vitres, les masquages à l’aide de bâches ou de pneus, et d'autres actes tels que les tirs sans effet réel sur l’équipement, ou encore la rotation des radars. Bien qu'elles engendrent certains coûts, ces dégradations permettent, la plupart du temps, une remise en service rapide des dispositifs.
Des experts, comme ceux de Le Monde, soulignent que cette tendance pourrait s'expliquer par un ressentiment croissant envers la répression routière, exacerbé par les récents débats sur la sécurité routière. Les citoyens évoquent souvent une sensation d'insécurité face à la montée en puissance des contraventions. Ces actes de vandalisme, bien qu’explicables, soulèvent des questions quant à l’éthique et à la responsabilité des conducteurs.







