L'essentiel Le jeudi 23 avril dernier, au CHU de Rennes, un homme âgé de 62 ans a subi une crise cardiaque lors de sa dialyse. Après quarante minutes de tentatives de réanimation, les équipes médicales ont déclaré son décès à sa famille.
C’est littéralement un phénomène incroyable qui s’est produit au CHU de Rennes (Ille-et-Vilaine). Alors que les professionnels de santé pensaient avoir perdu un patient suite à un arrêt cardiaque, cet homme a miraculeusement repris connaissance quelques heures plus tard, rapportent nos confrères d'Ouest-France.
"C’est incroyable que je sois encore vivant, j’ai eu beaucoup de chance", a déclaré le sexagénaire après avoir traversé cette épreuve. "On n’a jamais vu ça", a témoigné une infirmière du service de réanimation, visiblement marquée par cet événement unique.
La réanimation de Didier
Le 23 avril, peu avant midi, Didier est installé au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Rennes pour subir sa dialyse, un traitement répété trois fois par semaine en raison d’un cancer. Malheureusement, il est victime d’un arrêt cardiaque soudain. Après avoir tenté de le réanimer pendant une quarantaine de minutes, les soignants annoncent son décès à ses proches, qui en informent déjà la famille.
Cependant, vers 15 heures, une nouvelle inattendue parvient à sa nièce Allisson. "Désolé, votre oncle n'est pas décédé", lui annoncent les médecins. Son pouls a en effet repris. Désormais placé sous coma artificiel, son état est jugé critique, mais il montre des signes d’amélioration au bout de deux jours, ce qui pousse les soignants à le désintuber. Dans un retournement de situation extraordinaire, il réussit à se réveiller, parler et même à bouger. Le mercredi 29 avril, Didier est transféré vers le service de soins intensifs cardiorespiratoires. Avec humour, il annonce déjà: "Je vais me faire un petit plaisir, je vais partir en vacances!".
Pour tenter d’expliquer ce miracle, un spécialiste en réanimation a abordé le phénomène scientifique connu sous le nom de syndrome de Lazare. Il explique que dans de rares cas, les constantes vitales descendent à des niveaux minimaux à peine détectables, amenant ainsi à une déclaration de décès. "On ne perçoit plus son pouls, et les réflexes des pupilles s'atténuent face à la lumière et à d'autres stimuli", souligne-t-il.







