Leo Schilperoord, un ornithologue néerlandais de 70 ans, est considéré comme le « patient zéro » d'une épidémie dévastatrice d'hantavirus sur le navire de croisière MV Hondius. Il aurait contracté le virus lors d'une expédition à proximité d'Ushuaia, en Argentine, où il était en quête d'observation ornithologique, accompagné de son épouse Mirjam. Le couple a signalé les premiers symptômes dès le 6 avril, avant que Leo ne succombe le 11 avril, suivi quelques semaines plus tard par son épouse.
Selon The New York Post, cette visite dans une déchetterie, un lieu apprécié par les ornithologues mais également hanté par des rongeurs, est considérée comme la source probable de leur contamination. Les rongeurs sont en effet porteurs de l'hantavirus, un virus souvent mortel mais peu connu du grand public.
Premiers signes alarmants
Les difficultés ont commencé pour Leo lorsqu'il a ressenti de la fièvre, des maux de tête et des troubles gastro-intestinaux le 6 avril, entraînant son décès cinq jours plus tard sur le navire. Pour Mirjam, son état s'est dégradé à partir du 25 avril, aboutissant à son transfert en Afrique du Sud, où elle a finalement perdu la vie.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a depuis confirmé plusieurs cas d'hantavirus, ce qui alerte sur un potentiel foyer d'infection. En effet, six cas ont été confirmés parmi huit suspects. Les autorités françaises ont pris des mesures préventives pour les passagers concernés, dont l'un présentait également des symptômes. Face à une telle crise, Le Monde souligne l'importance d'une vigilance accrue auprès des voyageurs se rendant dans des zones où la présence de rongeurs est avérée.
Au-delà de cette tragédie individuelle, la situation soulève des questions cruciales sur la surveillance épidémiologique des virus émergents et la nécessité d'une sensibilisation accrue au hantavirus, un virus qui, malgré son ancienneté, reste encore trop méconnu.







