Deux ans et demi après le décès de Matthew Perry, un ancien producteur de Hollywood, Erik Fleming, a été condamné à deux ans de prison par un tribunal de Los Angeles ce mercredi 13 mai. Ce dernier avait plaidé coupable d’avoir agi comme intermédiaire dans l'achat de flacons de kétamine pour l'assistant personnel de Perry, qui lui injectait la drogue.
Fleming a acquis 50 flacons de cette substance à une trafiquante pour les remettre à l'assistant de l'acteur, ce qui a conduit à la tragique overdose de Perry en octobre 2023. Le procureur avait initialement demandé une peine de deux ans et demi, mais le tribunal a statué sur une peine de deux ans.
Matthew Perry, qui incarnait Chandler Bing dans la célèbre série Friends, avait fait état de ses problèmes d'addiction, ayant déjà reçu un traitement supervisé avec de la kétamine à des fins thérapeutiques pour sa dépression. Cependant, l'enquête a révélé qu'il était retombé dans l'usage illicite de cette drogue avant sa mort, ce qui a provoqué une onde de choc parmi ses admirateurs et a déclenché de nombreux hommages.
Erik Fleming, âgé de 55 ans et ancien collaborateur de Perry, avait connu un certain succès dans les années 2000 avec des productions comme The Surreal Life et My Brother the Pig. En outre, d'autres personnes impliquées dans cette affaire, y compris l'assistant personnel de Perry, Kenneth Iwamasa, doivent faire face à des accusations. Sa peine sera déterminée le 27 mai.
La peine contre l'assistant personnel de l'acteur prononcée fin mai
La source de l'approvisionnement en kétamine, Jasveen Sangha, également connue sous le nom de "reine de la kétamine", a été condamnée à 15 ans de prison pour avoir été le fournisseur principal de Perry. Les médecins impliqués dans cette affaire, dont Salvador Plasencia, ont également fait l'objet de sanctions. Selon les rapports, Plasencia a vendu une vingtaine de flacons à Perry dans les jours précédant sa mort, tandis que son associé Mark Chavez a été condamné à la résidence surveillée.
Les flacons de kétamine, coûtant quelques dollars à l'achat, étaient revendues à Perry à un prix exorbitant de 2 000 dollars chacun, révélant ainsi des pratiques douteuses et l'exploitation de l'addiction de l'acteur. Ce dossier met en lumière non seulement les enjeux du trafic de drogue à Hollywood, mais aussi les vulnérabilités sur lesquelles s'appuient certains professionnels pour tirer profit de la détresse d'autrui.







