L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a émis le 17 mai une alerte internationale en raison d’une épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), attribuée à la souche Bundibugyo. Ce variant, sans vaccin ni traitement spécifique, entraîne une létalité pouvant atteindre 50 %, avertit le ministre de la santé congolais, Samuel-Roger Kamba.
D’après l’Africa CDC, la situation est alarmante, avec un risque de propagation élevé vers les pays voisins de l’Est africain. Actuellement, 91 décès ont été rapportés et près de 350 cas suspects ont été notés, faisant de cette épidémie la 17e en RDC depuis l’identification du virus en 1976. Jean Kaseya, directeur général d’Africa CDC, souligne que la souche Bundibugyo a déjà été à l'origine de deux épidémies, en 2007 en Ouganda, puis en 2012 en RDC.
Des symptômes confondants et une transmission préoccupante
Le BDBV pourrait avoir pour réservoir naturel des chauves-souris frugivores. Cependant, la méthode exacte de transmission à l'homme demeure floue. La propagation se fait par contact avec des fluides corporels, notamment lors de funérailles, où le virus est le plus dangereux. Les premiers symptômes ressemblent souvent à ceux de la grippe ou du paludisme, ce qui complique la détection initiale.
Les signes spécifiques de l’infection se développent avec des vomissements, des diarrhées, des éruptions cutanées, ainsi que des hémorragies internes dans des cas graves. Jusqu'à présent, aucune méthode de traitement n'a prouvé son efficacité contre le BDBV, et seuls les vaccins élaborés contre la souche Zaïre existent.
Pour lutter contre cette menace, les autorités se concentrent sur la mise en place de mesures de prévention strictes et d'une détection rapide des cas, afin de limiter les contacts. Si tous les cas suspects s'avèrent être confirmés, cette épidémie pourrait se positionner parmi les plus sérieuses jamais recensées, derrière celles provoquées par la souche Zaïre.
Face à cette crise, la communauté internationale doit rester vigilante et alerte pour éviter une propagation incontrôlée de ce virus hautement létal.







