Le Garde des Sceaux, Gérald Darmanin, arrive à Alger ce lundi pour une visite de 24 heures, marquant une volonté évidente de rétablir les liens entre la France et l'Algérie, après une période de tensions significatives. Alors que le dialogue diplomatic était suspendu depuis l'été 2024, cette initiative pourrait être perçue comme un pas vers une amélioration des relations bilatérales. Selon Hamid Arab, directeur et rédacteur en chef du site d’information Le Matin d’Algérie, "les récents propos de l'ancien ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, n'ont fait qu'accentuer la méfiance entre les deux pays."
Ce déplacement inclut des discussions cruciales sur des questions de sécurité et de justice. En février 2026, la visite de Laurent Nuñez, alors ministre de l’Intérieur, avait déjà amorcé une reprise des expulsions d'Algériens en situation irrégulière. De surcroît, il y a une dizaine de jours, la ministre déléguée aux Armées, Alice Rufo, a participé aux commémorations des massacres du 8 mai 1945 à Sétif, signifiant un retour aux échanges diplomatiques.
Depuis que la France a reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental en juillet 2024, les relations franco-algériennes avaient connu un coup dur, exacerbées par des événements tels que l'arrestation des intellectuels Boualem Sansal et Christophe Gleizes. Cependant, Hamid Arab souligne qu'il y a une réelle détermination des deux parties à aller de l’avant : "Une volonté remarquable de l'une et l'autre à rétablir la confiance. Il était temps que cette séquence s'ouvre."
Hamid Arab, directeur et rédacteur en chef du site d’information en ligne Le Matin d’Algérie à franceinfo
"Je pense que c'est très important parce que les deux pays ont une histoire commune et des dossiers importants à discuter, pour l'Algérie comme pour la France."
Alors que de nouveaux échanges s'annoncent, la communauté internationale scrute ce développement. La capacité de la France et de l'Algérie à surmonter leurs rivalités pourrait avoir d'importantes répercussions non seulement sur la sécurité dans la région, mais également sur leurs relations avec d'autres acteurs internationaux.







