Un ancien magistrat de 47 ans, reconnu coupable de presque 200 fraudes au péage, a récemment comparu devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Lors de cette audience, il a exprimé sa "honte" et a tenté de justifier ses actes en évoquant les séquelles psychologiques d'une expérience traumatisante liée à l'attentat de Nice en 2016.
Ce magistrat, ancien vice-président chargé de l’instruction au tribunal judiciaire de Marseille, avait été condamné l'été dernier à 14 mois de prison avec sursis et à une amende de 16 000 euros. Son stratagème, qui a duré près de deux ans, consistait à frauder des péages autoroutiers en suivant de près un véhicule devant lui, pour éviter de payer les frais.
Il a finalement été intercepté pour avoir brûlé un feu rouge, ce qui a mis fin à ses agissements. Selon le Midi Libre, c'est grâce à cette arrestation qu'il a été découvert.
Près d’un an après sa condamnation, ce magistrat a de nouveau comparu devant ses pairs. D’après un article du Parisien, il a décrit l’événement comme un "vrai cauchemar", expliquant qu'il était présent lors de l'attentat sans accès à un soutien psychologique adéquat ce soir-là.
Une fin de carrière probable
Cependant, cet argument n’a pas convaincu la représentante du garde des Sceaux, surtout que les fraudes ont été commises des années après l'attentat. Un expert psychiatrique a également souligné qu'aucun traumatisme n'avait été détecté chez l'individu. Aujourd'hui, le magistrat se retrouve face à la possible révocation de sa fonction. La décision du CSM est attendue pour le mois prochain.







