Le parquet de Nanterre a annoncé le 18 mai la réouverture d’une enquête visant Patrick Bruel pour viol, après un premier classement sans suite en novembre 2022. La plaignante, Ophélie Fajfer, évoque des faits survenus en 2015 à L’Isle-sur-la-Sorgue. Le chanteur et acteur, âgé de 67 ans, est déjà sous le coup de plusieurs autres enquêtes en France.
Ophélie Fajfer, qui avait seulement 19 ans au moment des faits, déclare que le viol se serait produit dans la résidence de Patrick Bruel, où elle s'était rendue avec l'espoir de bénéficier de conseils professionnels après les avoir rencontrés lors d’un tournage. Son avocate, Me Myriam Guedj Benayoun, a précisé les circonstances, soulignant que la plaignante cherchait à faire avancer sa carrière de compositrice.
En parallèle, le parquet a mentionné la constitution de parties civiles pour des plaintes similaires déposées par deux autres victimes. Ces plaintes font suite à une enquête classée sans suite qui avait eu lieu en 2020, jugée insuffisamment fondée par le ministère public.
Les nouvelles accusations et le démenti de l'artiste
Cinq femmes ont décrit des comportements inappropriés lors de massages aux concerts de Bruel entre 2008 et 2019, qualifiant ces actes d'agression ou d'exhibition sexuelle. D’autres témoignages font état de viols survenus respectivement en 2000 et 2010. Le parquet de Nanterre, qui gère déjà trois enquêtes pour viols concernant d'anciens faits de 1997, 2000 et 2008, a insisté sur l'importance d'une enquête approfondie.
Une plainte supplémentaire a été enregistrée en Belgique fin mars après un incident présumé à Bruxelles.
Dans un message sur Instagram, Patrick Bruel a fermement nié ces accusations, affirmant qu’il n’a « jamais forcé une femme », ni eu recours à sa notoriété pour des relations non consenties. Sa défense souligne la complexité des allégations et le besoin de préserver la présomption d’innocence jusqu’à ce que la vérité éclate.
La réouverture de cette enquête suscite des réactions dans le milieu artistique, de nombreux professionnels appelant à la vigilance et au respect des victimes. Dans ce cadre, l'affaire Bruel pourra aussi engendrer des débats sur les normes de consentement et la responsabilité des personnalités publiques, comme le souligne le média BFMTV.







