Vincent Guirandy, apiculteur dans les Alpes-de-Haute-Provence depuis une décennie, vit un véritable cauchemar. Le 21 avril 2026, il découvre que 35 de ses ruches ont été volées à Estoublon, une perte qui soulève une onde de choc dans sa production. Enquête et désespoir sont au programme, alors qu'il espère voir le voleur appréhendé.
La journée du 21 avril 2026 est à jamais gravée dans l’esprit de Vincent Guirandy. Apiculteur aguerri, il se rend sur son site habituel pour découvrir l’horreur : les ruches ont disparu, laissant derrière elles un paysage désolant. "Quand on est apiculteur et qu'on arrive pour voir ses ruches, si on voit des pneus marqués par un véhicule, on sait que tout est perdu," raconte-t-il, le visage marqué par l’inquiétude.
La perte de ces 35 ruches représente une perte financière considérable, entre 10 000 et 15 000 euros, selon ses estimations. "Cela inclut la production de miel, les reines nouvellement acquises et le matériel précieux. Tout a disparu," s’exprime-t-il, la voix chargée d'émotion.
Pour Vincent, apiculteur responsable de 400 ruches au total, ce vol est d'autant plus tragique qu'il touchait à un rucher florissant. "J’avais investi de nombreuses heures de travail pour le développer, il était très peuplé," se désole-t-il.
Les conséquences de ce vol sont d'autant plus inquiétantes, alors qu’il prépare sa récolte de miel prévue pour cet été, avec des mises en pot à la mi-août. Une pression forte sur ses épaules, alors que les apiculteurs de France, comme le souligne le quotidien La Provence, sont de plus en plus confrontés à cette menace alarmante. Le syndicat des apiculteurs de la région redoute que ce phénomène ne devienne la norme, détériorant ainsi gravement la filière.
Un appel à la solidarité
Face à cette épreuve, Vincent Guirandy appelle à la solidarité. Il espère que les divers acteurs de la filière, ainsi que les consommateurs, s'uniront pour lutter contre ce fléau. Comme le rappelle un expert en apiculture, "la protection des ruches est essentielle pour la survie de l'apiculture durable en France". Les apiculteurs, garants de la biodiversité, méritent toute notre attention et notre soutien.







