Suite à la diffusion d'informations sensibles concernant l'enquête sur le meurtre de Mehdi Kessaci, Amine Kessaci, militant contre le narcotrafic et adjoint au maire de Marseille, exprime son indignation par le biais d'une déclaration faite par ses avocats à l'AFP. Selon lui, ces fuites pourraient avoir des « conséquences gravissimes en termes de sécurité ».
Le 13 novembre dernier, Mehdi Kessaci a été abattu dans la ville de Marseille, et l’enquête sur son homicide prend une tournure alarmante. Des sources proches du dossier, citées par Le Monde et confirmées par l’AFP, ont révélé que les tueurs étaient en fait en quête de la vie d'Amine, mais ont commis une erreur en ciblant son jeune frère. Cette erreur découlerait d'une mauvaise transmission d'un numéro de téléphone, qui aurait été fourni par les commanditaires de l'assassinat.
Amine Kessaci a déclaré : « Je déplore la violation du secret de l'instruction qui fait peser un risque significatif sur la sécurité. De plus, cela entrave la quête de vérité, intolérable pour ma famille ainsi que pour notre société. » Il a par ailleurs précisé que « la ligne téléphonique de mon frère n'était pas à mon nom », réfutant ainsi des allégations publiées par certains médias. Fort de ces constats, il a immédiatement prié ses avocats de porter plainte pour violation du secret de l'enquête.
Les ramifications de ces fuites ne concernent pas seulement la famille Kessaci, mais soulèvent également des questions cruciales sur la manière dont les enquêtes criminelles sont menées. Comme l’a souligné un expert en criminalité à France Info, « toute fuite peut compromettre les investigations et mettre en danger la vie des personnes impliquées ». Amine Kessaci livre ici un appel à l’action pour protéger l'intégrité des processus judiciaires.







