Le ministère de la Culture a révélé les grandes lignes du futur réaménagement du Louvre, avec un budget colossal de 660 millions d'euros. Les agences STUDIOS Architecture Paris et Selldorf Architects auront la responsabilité de ce projet ambitieux, qui inclut notamment une nouvelle salle dédiée à La Joconde.
Cet chantier de réaménagement a été confié aux deux agences en raison de la qualité de leur proposition architecturale. Le ministère a souligné l'importance d'une intégration harmonieuse dans le patrimoine urbain et paysager, en mettant l'accent sur la convivialité pour les visiteurs et la sécurité, ainsi qu'une approche végétalisée de l'espace.
STUDIOS Architecture Paris, un collectif international fondé en 1985, est connu pour sa contribution à des projets emblématiques comme la fondation Louis-Vuitton. De son côté, Selldorf Architects, fondée à New York en 1988 par Annabelle Selldorf, a acquis une renommée avec des œuvres telles que The Frick Collection et la National Gallery. Cette agence s’occupera également de la scénographie et de la muséographie au Louvre.
Le projet sera également soutenu par BASE Landscape Architecture, qui se concentrera sur les aspects paysagers et urbains du réaménagement.
Une période de concertation s’ouvre
Les lauréats ont été choisis par un jury parmi cinq groupements présélectionnés. Une période de concertation sera bientôt lancée pour permettre au public de s'exprimer sur le projet, sans toutefois indiquer de date précise pour le début des travaux.
Estimé à 660 millions d’euros, ce réaménagement fait partie du projet « Louvre Nouvelle renaissance », présenté par Emmanuel Macron en janvier 2025. Ce projet ambitieux vise à améliorer l'accès au musée, le plus visité au monde, avec près de neuf millions de visiteurs par an, notamment en ajoutant une nouvelle entrée à l'Est.
La Cour des comptes évalue l'ensemble du programme à 1,15 milliard d'euros. Bien que soutenu par la direction du musée, qui considère qu'il est essentiel pour remédier à la vétusté des installations, le projet est controversé. Des syndicats le critiquent en le qualifiant de trop ambitieux et éloigné des véritables priorités, d'autant plus après le spectaculaire cambriolage survenu en octobre 2025, qui a mis en lumière des lacunes dans la sécurité du musée.







