La ville va rendre hommage à Max Barel, un résistant communiste niçois, en érigeant une statue sur son nom, près du port. Éric Ciotti (UDR) a soutenu la demande formulée par la section départementale du Parti communiste français (PCF) des Alpes-Maritimes.
Cette initiative marque une étape dans la politique d'inclusion du nouveau maire, après qu'il ait exprimé son intention de renommer le parvis Nicolas Sarkozy, proposé par son prédécesseur Christian Estrosi (Horizons).
Un résistant mort sous la torture
Le futur hôtel des polices, prévu d'être inauguré en octobre, portera finalement un nom en hommage aux 86 victimes de l'attentat du 14 juillet 2016, remplaçant le nom de l'ancien président, d'où Éric Ciotti est issu.
Concernant la statue de Max Barel, le maire a exprimé son soutien dans un communiqué, indiquant qu'une délibération serait soumise prochainement au conseil municipal. Max Barel, né en 1913 à Menton et fondateur d'une cellule communiste à l'école Polytechnique, a été décoré de la croix de guerre en 1940 avant de s'engager dans la résistance en 1941. Il a été capturé et tué sous la torture à Lyon en 1944.
Son père, Virgile Barel (1889-1979), fut une figure influente de la politique niçoise, député à plusieurs reprises entre 1936 et 1978.
Une "figure majeure de l'histoire niçoise"
Dans son communiqué, Éric Ciotti a souligné que "le courage, le sens du devoir et le sacrifice de Max Barel font de lui une figure majeure de l'histoire niçoise". Son choix d'honorer Barel a été salué par le PCF des Alpes-Maritimes, affirmant qu'il s'agit d'un hommage à la mémoire de tous ceux qui ont combattu le nazisme.
Les hommages à des figures communistes sont rares sur la Côte d'Azur. L'été dernier, le maire LR de Saint-Raphaël avait suscité la controverse en érigeant une stèle aux victimes du "totalitarisme communiste".







