Quelques jours après leur arrestation par l'armée israélienne, des militants pro-palestiniens de la flottille de Gaza sont rentrés en France le vendredi 22 mai, partageant des récits d'horreur.
À leur arrivée à l'aéroport, ils ont été accueillis avec ferveur, le poing levé et le keffieh drapé sur les épaules. Les activistes, qui faisaient partie d'un groupe de 430 personnes emprisonnées en Israël, décrivent des moments de souffrance pendant leur détention. "J'ai été victime de torture. Nous avons été déshabillés, nos vêtements chauds ont été retirés. J'ai subi des attouchements. Un agent a mis ma tête en avant et a commencé à me toucher la poitrine", témoigne Meriem Hadjal, ancienne aide-soignante et militante fidèle à la cause palestinienne.
C'était la troisième flottille cette année pour briser le blocus de Gaza. Les participants, partis de Turquie, s'attendaient à une réaction brutale de l'armée israélienne. "Nos avocats reçoivent régulièrement des plaintes concernant des mauvais traitements envers les activistes, mais cette fois-ci, la violence a franchi un nouveau cap", déclare Miriam Azem, de l'ONG israélienne Adalah, spécialisée dans la défense des droits humains.
Des témoignages font état non seulement de violences physiques, mais aussi d'humiliations. Des images du ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, à côté des activistes en détresse, soulèvent des indignations. En réponse aux abus subis, les membres de la flottille ont annoncé leur intention de porter plainte dans chaque pays d'origine des participants, déterminés à documenter toutes les violations de droits humains observées durant leur détention.







