Malgré le cessez-le-feu, les États-Unis ont annoncé avoir frappé le sud de l’Iran, tandis que Téhéran affirme avoir ciblé une base américaine, sans préciser sa localisation.
Le 31 mai 2026, les forces américaines ont déclaré avoir effectué des frappes dans le sud de l’Iran, visant des infrastructures de radar et de contrôle de drones, malgré un cessez-le-feu fragile entre les deux nations. Ces frappes, qui représentent la troisième opération en une semaine, ont principalement touché la ville de Goruk et l’île de Qeshm, à proximité du détroit d’Ormuz, selon le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
Les États-Unis ont justifié ces actions par « des mesures de rétorsion contre des agressions iraniennes, y compris la destruction d'un drone américain MQ-1 survolant des eaux internationales ». Ces tensions surviennent alors que les négociations entre Washington et Téhéran achoppent, particulièrement après le début du conflit le 28 février dernier.
Le Koweït en alerte
En réponse, le 1er juin, les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé avoir ciblé une base jugée stratégique pour l’armée américaine, sans toutefois fournir sa localisation. Dans le même temps, l’armée koweitienne a signalé des menaces par drones et missiles, augmentant les craintes dans la région.
Ce schéma de réponses militaires semble se répéter : après des frappes américaines du 27 au 28 mai, l'Iran avait déjà affirmé avoir engagé des frappes similaires sur des bases américaines. Selon des analystes de la situation, ces échanges de frappes pourraient précipiter une escalade incontrôlable dans un contexte déjà tendu. (source : AFP)







