Après une série de défaillances révélées dans l'affaire Lyhanna, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a lancé ce lundi 8 juin un appel à une "mobilisation générale" pour établir les faits, tout en écartant toute idée de démission. Dans un contexte tendu, où les critiques fusent tant à droite qu'à gauche, il souhaite garder le contrôle de la situation.
Cela fait suite à de nombreuses remarques concernant la gestion judiciaire de l'affaire, qui a vu la jeune Lyhanna, âgée de 11 ans, être retrouvée morte dans le Gers. Le ministre a annoncé vouloir examiner près de 70.000 plaintes impliquant des enfants d'ici au 14 juillet, afin de rectifier les dysfonctionnements observés.
Darmanin a également pris l'engagement de rencontrer "un par un les procureurs généraux" pour dresser un bilan des dossiers en cours. Il a souligné la gravité des défaillances, notamment vis-à-vis du principal suspect, Jérôme Barella, déjà sous enquête pour des actes de violences sexuelles. Le ministre prévoit également de rendre public le rapport d'inspection chargé de clarifier les responsabilités, et d'envisager des sanctions disciplinaires possibles contre les magistrats impliqués en cas de manquement dans la procédure.
Cependant, ces initiatives n'ont pas réussi à apaiser l'opposition. Du côté de la gauche, Manuel Bompard n'a pas hésité à dénoncer, sur BFMTV-RMC, ce qu'il appelle une "démagogie" et "des coups de communication indécents". Pour lui, la priorité demeure le besoin urgent de ressources pour la justice, évoquant une "clochardisation absolue de celle-ci". Bompard estime que Darmanin cherche à éluder sa responsabilité politique dans ce contexte SI dramatique.







