« L'humanité de notre appel aux autorités portugaises est cruciale ». Émilie Schipper et Jérôme Legobien-Cadillac, les parents d'Angela Legobien, appellent avec désespoir au Portugal pour que Cédric Prizzon, arrêté le 24 mars, soit extradé. Il est suspecté d'avoir tué leur fille et son ancienne compagne, Audrey Cavalié. En mai, un tribunal portugais a rejeté le mandat d'arrêt européen émis par la France, arguant que les événements se sont déroulés sur son territoire.
« Il semble que personne ne se soucie de nous », déclare Émilie Schipper lors d'une conférence de presse. Cette déclaration fait écho à la frustration partagée, alors que le père d'Angela, Jérôme, souligne : « La France doit intervenir et s'assurer que justice soit faite. »
Les avocats des familles estiment que la décision portugaise est « très critiquable ». Me Cédric Galandrin, représentant du père d'Angela, interpelle la justice française sur sa responsabilité dans ce double féminicide. « Les deux victimes et l'accusé sont français, et Prizzon souhaite être jugé en France. La justice portugaise se refuse à répondre positivement », souligne-t-il.
Une détresse palpable
Les parents d'Angela expriment leur désespoir face à un manque de communication de la part des autorités. Ils ont appris la découverte du corps de leur fille par la presse et n'ont pas pu l'identifier. « On nous laisse dans l'incertitude », déplore Émilie. Leur avocate, Me Elsa Cazor, a adressé un courrier à Gérald Darmanin, sans réponse jusqu'à présent, réclamant une attention plus significative sur cette affaire tragique.
« Au Portugal, un criminel peut s'en tirer avec des peines plus légères que celles prévues en France. Cédric Prizzon pourrait être libéré avant longtemps », s'inquiète Jérôme, mettant en lumière l'angoisse des familles face à un système judiciaire qu'elles jugent insuffisant.
Un élan de solidarité et de soutien soulève des questions sur la manière dont ces crimes sont perçus au niveau européen, et des appels à l'action sont envisagés, dans l'espoir d'une prise de conscience et d'une pression accrue sur les autorités concernées. La voix des victimes ne doit pas se perdre dans le silence.
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