Ce lundi 15 juin, le sommet du G7 s'ouvre à Évian-les-Bains avec plusieurs sujets environnementaux à l'ordre du jour. Cependant, le dérèglement climatique est absent de la discussion officielle, une décision prise pour éviter de contrarier l'administration Trump et ses vues climatosceptiques.
Les leaders des nations du G7, comprenant l'Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l'Italie, le Japon et le Royaume-Uni, aborderont principalement les crises en Ukraine et au Moyen-Orient. Pourtant, une question cruciale semble mise de côté : le dérèglement climatique.
Comme l'indiquent des sources telles que Ouest-France et franceinfo, les termes "climat" et "réchauffement climatique" ont été largement omis des discussions préparatoires, même lors des débats sur les questions environnementales. Cette approche, prise par la présidence française, vise à maintenir l'unité au sein du sommet et à éviter une confrontation avec les États-Unis.
Un sujet jugé trop conflictuel
Au printemps, la ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut, avait précisé sa volonté de ne pas opposer le sujet directement. Elle a souligné qu'une telle approche pourrait conduire “certains partenaires” à se retirer, un insinuation à l'attitude de Donald Trump, défenseur des énergies fossiles et critique du changement climatique.
Les discussions du G7 sur l'environnement se concentreront alors sur des thèmes jugés moins polémiques. Même dans les textes traitant des enjeux environnementaux liés au numérique, les termes "climat" et "réchauffement climatique" sont absents.
Les ONG dénoncent un renoncement
Différentes ONG critiquent cet éloignement des préoccupations climatiques. "Lorsque vous ajustez l'agenda pour plaire à Washington, vous empêchez le G7 de prendre des mesures significatives sur des questions cruciales," déplore Alan Anic, responsable des politiques publiques chez Oxfam, comme rapporté par Franceinfo. Anne Bringault, du Réseau action climat, considère quant à elle qu'Emmanuel Macron a décidé de ne pas contrarier Donald Trump.
Les organisations regrettent également l'absence d'engagement clair concernant la transition des énergies fossiles. La guerre au Moyen-Orient souligne la dépendance mondiale aux énergies fossiles, et les ONG exigent que ce sujet soit intégré dans les conclusions du sommet.
La présidence française, tout en mettant en avant la nécessité de réduire les déséquilibres mondiaux, est critiquée pour son manque d'action concernant des enjeux tels que le climat, l'aide au développement et la dette des pays en développement.







