Avons-nous vraiment le contrôle sur nos mots ? Est-il possible d'être heureux si les autres n'ont pas cette chance ? La technique peut-elle être nuisible ? Ces questionnements traversent l'esprit de plus de 530 000 élèves de terminale, alors que Marianne Chaillan, professeure de philosophie à Marseille, apporte son éclairage pour franceinfo sur les thématiques du bac de philosophie 2026.
Les concepts de langage, bonheur, technique et vérité figuraient parmi les sujets abordés lors des épreuves qui se sont tenues le 15 juin. Les candidats des séries générale et technologique ont affronté une épreuve de quatre heures, avec une pression supplémentaire en raison de l'importance de l’expression écrite et de l'orthographe, ce qui est devenu un enjeu majeur (source : France 3). Selon Chaillan, l'importance de l'épreuve réside dans la capacité à dévoiler la complexité des questions posées, où chaque assertion admet des réponses multiples et parfois contradictoires.
franceinfo : Comment les candidats doivent-ils structurer leur devoir de philosophie ?
Marianne Chaillan : "Les sujets de philosophie ne se résument pas simplement à des questions banales. Bien sûr, on peut choisir d’y répondre par un simple oui ou non, mais l’objectif est bien plus grand. Il s'agit d'établir que ces questions offrent plusieurs perspectives, souvent opposées, et cela ne va pas de soi. Ce ne sont pas simplement des questions, mais des problèmes à explorer en profondeur."
À partir du moment où il faut problématiser, on essaye d'argumenter la thèse, puis l’antithèse et de trouver une solution.
Marianne Chaillan, professeure de philosophie à Marseille et écrivaineà franceinfo







