Le journaliste français Christophe Gleizes est désormais détenu en Algérie depuis un an. Ce constat alarmant a été souligné par Reporters sans Frontières (RSF) et les proches du journaliste. Ces derniers réitèrent leur appel pressant à son « libération immédiate » et à une grâce présidentielle de la part d'Abdelmadjid Tebboune, président algérien.
Dans un communiqué, Thibaut Bruttin, directeur général de RSF, a déclaré : « Un an que Christophe Gleizes est injustement enfermé. Sa place est dans les stades, couvant l'actualité sportive, et non dans une cellule. » La reconnaissance de son accréditation pour couvrir le Mondial de football en juin devrait souligner l'absurdité de sa détention, comme l’a constaté Gianni Infantino, le président de la FIFA.
Âgé de 37 ans, Gleizes a été condamné à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme » en 2025 après son arrestation en mai 2024. Son implication dans un reportage sur le club de football de la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK) avait généré un fort élan de solidarité.
Espoirs de libération
Les parents de Christophe, Sylvie et Francis Godard, ont également exprimé leur quête de justice en saluant les « récentes évolutions judiciaires en Algérie ». Ils espèrent que ces changements mèneront rapidement à une grâce. La grand-mère de Gleizes, âgée de 102 ans, a partagé récemment une vidéo touchante dans laquelle elle lui lance un appel émouvant pour retrouver son petit-fils.
Ce triste anniversaire a soulevé une vague d'indignation tant au niveau national qu'international. Des groupes de défense des droits de l'homme, comme Amnesty International, soutiennent également la cause de Gleizes, affirmant qu'il s'agit d'une violation flagrante de la liberté d'expression et du droit des journalistes à exercer leur métier sans crainte de répression.
Les espoirs grandissent alors que le Mondial de football s'annonce, chaque jour accentuant la nécessité de voir une fin à cette injustice. Le soutien international continuera de croître tant que des voix comme celle de Gleizes resteront réduites au silence.







