Les récentes déclarations de Stephen Miller, conseiller proche de Donald Trump, concernant le Groenland ont ravivé les tensions entre les États-Unis et le Danemark. Selon Miller, 'les États-Unis devraient avoir le Groenland' et il assure qu'aucun pays 'ne se battra militairement' pour ce territoire autonome danois. Cette position jette une ombre sur les relations diplomatiques entre Washington et Copenhague.
Sur CNN, Miller a affirmé que le président Trump était clair sur ses intentions, remettant en question le droit du Danemark de revendiquer le contrôle du Groenland. Cette affirmation se base sur des préoccupations stratégiques, notamment l'intérêt accru des États-Unis pour les ressources naturelles de l'île, qui comprend des réserves d'hydrocarbures inexploitées.
En réponse à ces menaces, la Première ministre danoise a demandé aux États-Unis de cesser leurs provocations, soulignant que le Groenland et son peuple 'n'étaient pas à vendre'. Elle a également rappelé que le royaume du Danemark fait partie de l'OTAN, bénéficiant ainsi de la garantie de sécurité alliée.
Le Premier ministre groenlandais a, quant à lui, dénoncé 'les fantasmes d'annexion', insistant sur le fait que ces discours créent une pression inutile. Dans ce contexte, plusieurs pays européens, dont la France, ont exprimé leur soutien au Danemark, réaffirmant que les questions relatives au Groenland devraient être déterminées par Copenhague et Nuuk seuls. Les dirigeants européens ont déclaré dans une déclaration commune : 'Il revient au Danemark et au Groenland, et à eux seuls, de décider de leur avenir'.
Cependant, les prises de position récentes des États-Unis sur le Groenland soulignent un changement dans la dynamique géopolitique mondiale, alors que des experts s'interrogent sur les implications de cette situation. Philippe Moreau, analyste géopolitique, déclare : 'Les ressources du Groenland, combinées à sa position stratégique, en font un enjeu majeur dans la rivalité entre les grandes puissances'. Pour l'instant, la tension persiste, tandis que le Groenland reste fermement ancré dans ses aspirations à l'autonomie.







