La France se dote d'une nouvelle arme dans sa lutte contre le narcotrafic avec l'avènement du Parquet national anticriminalité organisée (PNACO), qui a officiellement pris ses fonctions le 5 décembre 2026. Cette initiative est dirigée par Vanessa Perrée, qui explique son ambition de créer une synergie entre les forces de l'ordre nationales et régionales afin d'éradiquer l'ensemble du spectre du trafic, y compris la traite des êtres humains et l’immigration clandestine.
Dans une récente interview sur RTL, Perrée a souligné l'importance d'une équipe pluridisciplinaire, composée de 35 agents, dont des magistrats et des enquêteurs spécialisés. "Nous allons nous attaquer à tous les aspects du narcotrafic avec des magistrats spécialisés en criminalité organisée et en criminalité financière, pour remonter les filières d'argent", a-t-elle affirmé. Cette approche est jugée cruciale pour frapper au cœur des réseaux criminels.
Le PNACO se penchera également sur des affaires de réseaux organisés au sein du pays, comme la renommée DZ Mafia, reconnu pour sa stratégie de franchisage qui s'étend sur tout le territoire. En parallèle, l’assassinat tragique de Mehdi Kessaci, un jeune porteur de messages écologiques et de lutte contre la drogue, sera une priorité pour l’unité judiciaire, révélant ainsi les conséquences dramatiques du narcotrafic sur la société.
Cette initiative a suscité des réactions diverses, allant des espoirs d'une réduction significative du narcotrafic à des critiques sur l'efficacité réelle de telles mesures. Des experts en criminologie, comme France Inter, estiment que cette démarche pourrait marquer un tournant dans la manière dont la France aborde la criminalité organisée. Reste à savoir si ce nouveau parquet sera à la hauteur des attentes placées en lui.







