Les récents bombardements des États-Unis au Venezuela ainsi que la tentative de capture du président Nicolás Maduro soulèvent de vives inquiétudes. Dans un entretien accordé à l'AFP, le vice-ministre des Affaires étrangères colombien, Mauricio Jaramillo, a mis en garde contre les conséquences d'une telle escalade. Selon lui, ces actions pourraient engendrer une "catastrophe" sans précédent dans la région.
La Colombie, historiquement étroite alliée des États-Unis, se retrouve isolée alors que la relation avec Washington se dégrade. Le président colombien Gustavo Petro a exprimé ses réticences face au déploiement naval américain et à l'opération militaire controversée orchestrée le 3 janvier dernier. Loin d'apaiser les tensions, ces événements semblent attiser les antagonismes au sein de la région.
Gustavo Petro, ancien guérillero, a récemment menacé de "reprendre les armes" en réponse aux provocations du président américain Donald Trump. "Nous nous préparons, mais la guerre demeure une réalité de laquelle nous ne pourrons jamais complètement nous prémunir", a-t-il déclaré, en soulignant l'impact potentiel sur les 2 200 km de frontière que la Colombie partage avec le Venezuela.
Alors que les gouvernements de droite en Argentine, Équateur et Chili soutiennent le renversement de Maduro, les nations de gauche comme le Brésil, le Mexique et l'Uruguay se liguent contre cette intervention. Cette polarisation rend d'autant plus difficile l'atteinte d'un consensus régional pour une solution durable, selon Jaramillo.
En dépit des appels à la paix, le vice-ministre a noté qu'une réponse "légitime" serait envisagée si la situation l'exigeait. En effet, les répercussions d'une telle intervention pourraient dépasser les frontières du Venezuela, mettant en péril la stabilité de toute l'Amérique latine.
Des experts comme le chercheur en politique internationale, Carlos López, insistent sur la nécessité d'un dialogue diplomatique. "Il est crucial que les nations de la région unissent leurs voix pour s'opposer à des actions militaires qui ne font qu'exacerber les tensions", a-t-il déclaré lors d'une récente conférence.
Dans ce contexte délicat, l'avenir de l'Amérique latine semble plus incertain que jamais, en attendant la réaction des gouvernements face à cette crise croissante.







