Ce mercredi, la Maison Blanche a réitéré son intention de continuer à influencer les décisions politiques au Venezuela. À Caracas, la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a cependant pris un positionnement clair : le pays d'Amérique du Sud montre des signes d'indépendance notables malgré les déclarations américaines. L'échec de la capture du président Nicolás Maduro a permis au pouvoir de rester entre les mains de son administration précédente, soulevant des questions sur l'emprise réelle des États-Unis sur le Venezuela.
Lors d'une cérémonie officielle, Delcy Rodriguez a évoqué ce qui représente désormais une "tâche" dans les relations bilatérales. Elle a indiqué que cette situation était sans précédent dans l'histoire du pays, ajoutant que l'échange commercial actuel avec les États-Unis était, selon elle, normal et non exceptionnel. Cela vient à la suite de l'annonce de la compagnie pétrolière d'État PDVSA concernant la vente de brut aux États-Unis, malgré des sanctions antérieures imposées par le gouvernement américain.
Une coopération redéfinie
La présidente a souligné que cette transaction doit être vue comme une étape dans le cadre d'un "accord historique" avec Washington, s'inscrivant dans un désir de coopération économique et énergétique. Cependant, le président américain a affirmé que la part qui reviendrait au Venezuela serait destinée à acquérir des produits américains, notamment des biens alimentaires et des médicaments, une position qui soulève des préoccupations quant à la dépendance économique.
Dans un discours empreint de sérénité, Delcy Rodriguez a affirmé que le gouvernement vénézuélien cherchait des relations ouvertes et constructives avec d'autres nations. "Nos mains sont tendues vers tous les pays du monde", a-t-elle insisté, signalant une volonté de diversification des relations internationales.
Des experts, tels que l'analyste José Antonio Llamas, soulignent que les sanctions américaines sur le pétrole vénézuélien, instaurées par Donald Trump durant son mandat, ont créé un environnement difficile mais ne sont pas insurmontables. Les acheteurs continuent de contourner ces restrictions par des astuces logistiques, utilisant des flottes discrètes.
Alors que la Maison Blanche évoque la possibilité de lever certaines sanctions "de manière sélective", le Venezuela semble déterminé à naviguer vers une autonomie renforcée sur la scène internationale. Cette dynamique évoque un tableau complexe où les relations vénézuéliennes avec les États-Unis et d'autres acteurs mondiaux se redéfinissent, injectant de l'incertitude dans le futur politique du pays.







