Marine Le Pen, la figure de proue du Rassemblement national (RN), s'est exprimée avec assurance lors d'un déplacement à Marseille pour le lancement de sa campagne municipale. Au cœur d'un procès en appel lié à l'affaire des assistants d'eurodéputés, elle a soutenu être « engagée dans un combat pour (s)on innocence ».
Ce procès, crucial pour ses ambitions présidentielles de 2027, la voit contestée pour des accusations de fraude, notamment l'utilisation de fonds du Parlement européen pour rémunérer des membres du RN entre 2004 et 2016. En première instance, elle avait été condamnée à quatre ans d'emprisonnement, dont deux avec bracelet électronique, ainsi qu'à une amende de 100 000 euros et une inéligibilité de cinq ans. Cette décision, qui a pris effet immédiatement, l'empêche de se présenter à la présidentielle actuelle.
Lors de sa conférence de presse, accompagnée de Franck Allisio, député RN et candidat à la mairie de Marseille, Le Pen a exprimé son refus de faire ses plaidoiries devant les médias. Elle a toutefois indiqué qu'« être en appel signifie forcément qu'on est optimiste ». Ce sentiment de confiance a été renforcé par sa conviction que la cour prendra en compte des arguments jusqu’alors non entendus.
Les enjeux sont d'autant plus cruciaux que, selon des sondages récents, une partie des électeurs du RN semble se tourner vers Jordan Bardella, renforçant des interrogations sur la pérennité de Le Pen en tant que leader de son parti. L'analyste politique Marc Dupont souligne que « l'image de Le Pen est affectée par ces affaires judiciaires, ce qui pourrait avoir des conséquences sur sa capacité à mobiliser les électeurs en 2027 ».
Alors que son procès commence mardi, Le Pen se concentre sur l'importance de ses idées et sur la préparation du RN pour concourir dans les meilleures conditions aux prochaines élections de 2027, persuadée qu'elle pourra rebondir et restaurer son image publique.







