Le ministre de l'Économie et des Finances, Roland Lescure, a récemment annoncé que des évaluations sont actuellement en cours concernant une possible surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises. Cette mesure, exigée par le Parti socialiste, a été mise de côté à l'Assemblée nationale, provoquant des discussions entre les partis.
Lors d'une interview sur France info, Lescure a indiqué : "Nous sommes en train de finaliser les derniers chiffres. Cela s'inscrit dans le cadre des négociations avec les groupes parlementaires du Sénat en lien avec l'évolution des dépenses des collectivités locales." Il a également mentionné que la surtaxe était prévue dans le budget initial du gouvernement, soulignant qu'il ne s'agit pas d'une simple demande du PS.
Lors d'une allocution le vendredi précédent, le Premier ministre Sébastien Lecornu n'a pas abordé cette question, qui est en réalité destinée à faciliter les discussions avec les socialistes, mais qui a été repoussée à l'Assemblée. Les partis Les Républicains et Renaissance se sont opposés à cette surtaxe, refusant de soutenir un amendement du gouvernement qui aurait prévu des revenus de 6,3 milliards d'euros, contre 8 milliards initialement envisagés pour 2025.
Le Parti socialiste, de son côté, demande le maintien du montant de 8 milliards. En janvier, Roland Lescure avait plaidé pour le retour de cette surtaxe après sa suppression au Sénat, la qualifiant de nécessaire pour un compromis.
"Nous allons ajuster cela. Dans les 2 à 3 jours, nous serons en mesure de fournir les chiffres exacts", a-t-il ajouté. Concernant la prime d'activité, M. Lescure a confirmé une augmentation moyenne de 50 euros pour plus de trois millions de ménages, une initiative annoncée par le Premier ministre.
Le gouvernement doit prendre une décision imminente, d'ici mardi, quant à l'utilisation du 49.3 ou à une ordonnance budgétaire pour faire passer son projet de budget sans passage par le vote. "Le vote traditionnel du budget est malheureusement compromis en raison de la façon dont se sont déroulés les débats. J'ai été élu à l'Assemblée nationale. Je préfère toujours que celle-ci puisse se prononcer", a conclu Roland Lescure. Cette impasse politique laisse présager des tensions supplémentaires dans le cadre des débats parlementaires à venir.







