Après une mobilisation de près de deux semaines, les médecins généralistes du Vaucluse ont décidé de suspendre leur grève à partir du 17 janvier 2026. Malgré cette pause, ils restent sur leurs gardes et avertissent que le mouvement pourrait reprendre si les engagements pris par le gouvernement ne sont pas respectés.
Cette grève, entamée le 5 janvier 2026, visait à dénoncer plusieurs mesures controversées du budget de la Sécurité sociale, dont une proposition limitant le nombre d'arrêts de travail. La réunion de l'intersyndicale des médecins généralistes, qui s'est tenue le 16 janvier, a conduit à la décision de suspendre la grève.
Le Dr Sébastien Adnot, médecin généraliste à Carpentras et délégué régional du syndicat MG France, a été un témoin clé de cette mobilisation. Interrogé par France Bleu, il a assuré que le mouvement avait eu un réel impact, mettant en lumière l'importance de la médecine de ville dans le système de santé français. "Les politiques, souvent centrées sur l'hôpital, doivent comprendre la nécessité d'une réorganisation intégrant à la fois la médecine de ville et l'hôpital", a-t-il déclaré.
Le contexte de cette suspension fait écho aux récents engagements de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, qui a renoncé à imposer des réductions sur les arrêts maladie. Néanmoins, la présidente de MG France, Agnès Giannotti, avertit que si le gouvernement ne respecte pas ses promesses, un retour à la grève semble probable. "Des décisions peuvent encore attiser la colère des médecins", a-t-elle précisé, évoquant les lois Garot et Mouiller, qui sont sur la sellette.
Le Dr Adnot a également souligné l'importance de la quatrième année de médecine générale, prévue pour novembre 2026, qui n'est pas encore prête et pourrait poser problème dans les mois à venir. "Il y a des nœuds à défaire, et une étincelle peut vite relancer le feu", a-t-il conclu.







