À Lyon, la mort tragique du militant nationaliste Quentin Deranque a conduit à l'interpellation de onze suspects, dont plusieurs ont des liens directs avec le député Raphaël Arnault. La France insoumise reste ferme, écartant toute idée de démission.
Le nombre de personnes en garde à vue s'élève désormais à onze, en raison de l'enquête lancée après le décès de Quentin Deranque, survenu à Lyon le 14 février 2026, après une agression violente. Mercredi, un couple a été appréhendé à Saint-Priest, où le suspect principal est lié aux violences, tandis que sa compagne est soupçonnée de complicité en l'aidant à échapper à la justice, selon le procureur Thierry Dran.
Ce couple rejoint les nouvelles interpellations réalisées précédemment dans la région lyonnaise, intégrant six hommes directement impliqués dans la mort du militant. Parmi eux, quatre sont âgés de 20 ans, avec un homme et deux femmes accusés de diverses formes de soutien logistique.
Dans cette vague d'interpellations, apparaissent également deux assistants parlementaires et un ancien stagiaire de Raphaël Arnault : Jacques-Élie Favrot, Robin C. et Adrian B. Ce dernier, soupçonné de violences, ainsi que le second, sont liés à des accusations d'entraide pour éviter la capture par les forces de l'ordre, rapportent des sources proches de l'enquête.
Alerte à la bombe au siège de LFI à Paris
Raphaël Arnault, député influent du Vaucluse et une figure clé de la Jeune Garde, dissoute en juin 2025, fait l'objet de nombreuses critiques. « Je demande à la présidente du groupe LFI à l'Assemblée, Mathilde Panot, d'exclure Raphaël Arnault temporairement », a exprimé Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, sur Franceinfo.
« Le lien entre LFI et la Jeune Garde doit être rompu », a renchéri François Hollande, ancien président, tout en soulignant que les discours de haine alimentent un climat de tension conduisant à des incidents violents. « Les responsables doivent rendre des comptes », a également souligné Gérard Larcher, président LR du Sénat.
Lors d'une conférence de presse, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a mis en garde contre un « climat de violence » qui persiste depuis des années du fait d'une frange de la gauche, selon laquelle la violence verbale incite à des conflits physiques.
LFI maintient sa position
Du côté de La France insoumise, Manuel Bombard, coordinateur du mouvement, a fermement rejeté l’idée d’une démission, en appelant à la cessation des accusations à l’encontre de LFI. Il a déclaré que de telles allégations mènent à des menaces et des violences envers leurs militants, comme le montre l'évacuation du siège de LFI à Paris due à une alerte à la bombe qui a été levée quelques heures plus tard. Les hommages à Quentin Deranque permettront d'observer un climat tendu.
Avec AFP
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