Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a annoncé le 24 février que les négociations avec les États-Unis se rapprochent d'un accord. Ce discours intervient avant une nouvelle session de pourparlers prévue à Genève, et ce, dans un contexte de tension militaire croissante de la part des États-Unis.
Récemment, le gouvernement iranien a mis en garde les étudiants contre les manifestations, à la suite d'une répression sanglante en janvier dernier. Araghchi a utilisé les réseaux sociaux pour réaffirmer l'engagement de son pays visant à trouver un consensus rapide, qualifiant cette période d'"opportunité historique" pour parvenir à un accord qui prendrait en compte les préoccupations des deux nations.
Des frappes contre l'Iran en perspective
Araghchi a souligné qu'un accord serait possible si la diplomatie était privilégiée. Parallèlement, des menaces de frappes aériennes sont brandies par l’administration Trump, renforcées par une escalade militaire dans la région, où des porte-avions américains sont déployés. Ce climat de nervosité émerge après la guerre de juin 2025, où des bombardements sur des sites nucléaires iraniens avaient eu lieu.
Pourtant, l'Iran défend fermement son droit au développement d'une énergie nucléaire civile, se basant sur le Traité de non-prolifération. D'après un rapport de l'International Crisis Group, le chemin vers un accord est semé d'embûches, les deux pays restant sur des positions diamétralement opposées.
La situation demeure critique : "L'Iran et les États-Unis sont proches d'un affrontement majeur", a déclaré l'ICG. Ce constat résonne comme un appel à la diplomatie au moment où le monde entier scrute ces pourparlers cruciaux.







