Les élus de Jersey, une île anglo-normande, ont voté ce jeudi une loi permettant l'assistance à mourir pour les patients en phase terminale. Ce choix place Jersey aux côtés de l'île de Man, qui a été la première à adopter une telle législation en mars 2025. Néanmoins, cette loi attend encore le feu vert royal.
Une loi sous conditions
Cette nouvelle législation autorise les malades en phase terminale, souffrant de manière insupportable, à choisir de mettre fin à leurs jours avec l'aide d'un professionnel de santé. Pour bénéficier de cette aide, les patients devront être examinés et avoir reçu un diagnostic médical indiquant un délai de vie de six à douze mois selon leur condition. Il est crucial que la décision soit prise de façon éclairée et volontaire.
État des lieux en Grande-Bretagne
Ce vote intervient alors qu'une législation similaire se heurte à des obstacles au Parlement britannique. Après son approbation initiale en novembre 2024, la discussion sur l'aide à mourir est à une impasse, comme l'indique Sky News. Face à cette situation, le gouvernement n’a pas prévu de temps supplémentaire pour débattre de cette question cruciale, suscitant des inquiétudes quant à son adoption.
Alors que l’aide médicale à mourir demeure illégale en Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord, la situation évolue en Écosse, où une première lecture d'un projet de loi a été adoptée en mai 2025. Les débats en cours montrent que la question de la fin de vie continue de diviser l'opinion publique, comme le souligne un sondage récent.
Nous voyons donc que, malgré les avancées à Jersey, le chemin reste semé d'embûches pour l'extension de ce droit en Grande-Bretagne. Les familles touchées par ces questions gardent espoir dans un avenir où la législation pourrait apporter un soulagement aux patients souffrants.







