La controverse grandit aux États-Unis après le décès d'un réfugié rohingya, Nurul Amin Shah Alam, malvoyant de 56 ans, retrouvé mort à Buffalo le 24 février 2026. Selon Investigative Post, cet homme avait été déposé par la police des frontières dans un café à huit kilomètres de son domicile, sans que ses proches ni son avocat n’en soient informés. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de sa mort.
Shah Alam, qui avait récemment émigré aux États-Unis et maîtrisait peu l'anglais, avait été arrêté pour un malentendu lors d'une promenade dans son quartier. Utilisant une tringle à rideaux comme canne, il avait été perçu comme une menace et arrêté par les forces de l'ordre. Selon son avocat et sa famille, il avait passé plusieurs mois en détention pour une simple méprise. En février 2025, il avait été libéré sous caution et avait peur de subir une nouvelle détention par l'agence de l'immigration (ICE) s'il payait sa caution.
Un an de détention pour un malentendu
Le réfugié s’était retrouvé en détention après avoir été mal compris par la police qui a intervenu lorsque, désorienté, il s'était réfugié sous le porche d’une maison. Ne comprenant pas les ordres, il avait été violemment arrêté, ce qui avait conduit à des accusations d'agression et port d'une arme. Une fois libéré, il avait été transporté vers un café « chaleureux et sûr », mais selon CNN, le café était déjà fermé, laissant le réfugié sans abri ni aide.
Un décès jugé suspect
Après son décès, des doutes persistent concernant les responsabilités de la police. D’après l’autopsie, la mort serait liée à son état de santé, mais de nombreux acteurs de la communauté, comme Sean Ryan, le maire de Buffalo, et des membres du Congrès, restent sceptiques quant aux procédures suivies par les autorités. Ryan a soulevé des interrogations sur l'absence de protocole pour traiter un homme malvoyant et désorienté. L’affaire a provoqué l’appel de nombreux responsables à une investigation approfondie pour établir la vérité sur cet incident tragique.







