Un vol d'Air France, affrété par le gouvernement pour ramener des ressortissants français, a dû faire demi-tour après avoir été confronté à des tirs de missiles en vol. Philippe Tabarot, ministre des Transports, souligne que cette situation illustre l'instabilité croissante dans la région et la complexité des opérations de rapatriement.
Le vol, qui devait relier Dubaï à Roissy, a été initialement annoncé par Air France comme étant prévu pour le soir du 5 mars. Avec la propagation des conflits dans le Moyen-Orient, la sécurité des voyageurs est devenue un enjeu majeur, comme l'a affirmé Tabarot dans un message sur X. "Nous sommes conscients des attentes de nos compatriotes présents sur place, mais leur retour doit se faire dans des conditions de sécurité strictes", a-t-il ajouté.
À 16 heures, la compagnie aérienne a informé que le vol de rapatriement se préparerait, précisant que la sélection des passagers était gérée par le ministère des Affaires étrangères, priorisant les personnes les plus vulnérables au sein de la communauté française. Néanmoins, face à la détérioration de la situation sécuritaire, Air France a ensuite annoncé la suspension du vol, soulignant que "la sécurité de nos clients et de nos équipes est notre priorité absolue".
Le rapatriement se poursuit avec d'autres vols
Dans la matinée du jeudi, le ministère des Affaires étrangères a confirmé qu'un autre vol de rapatriement avait atterri à Orléans. Ce quatrième vol avait quitté Abou Dhabi, suivant une série d'opérations menées pour ramener les Français coincés dans la région. Jusqu'à présent, un premier vol commercial en provenance de Mascate avait déjà rapatrié près d'une centaine de personnes, suivi d'un deuxième vol depuis Charm el-Cheikh, qui avait transporté environ 150 passagers, atterrissant dans la nuit de mercredi à jeudi. Un troisième vol militaire, lui, avait atteint Istres en provenance d'Abou Dhabi.
Les autorités françaises continuent de surveiller la situation de près, alors que la tension dans le Moyen-Orient nécessite une vigilance accrue. Les rapatriements se font dans un contexte où la sécurité est primordiale, mettant en lumière les défis auxquels doivent faire face les gouvernements pour protéger leurs citoyens à l'étranger.







