Le ministre britannique de la Défense, John Healey, est arrivé à Chypre ce jeudi pour discuter du renforcement des défenses aériennes de l'île et apaiser les inquiétudes du gouvernement chypriote, à la suite d'une attaque par drone ayant touché une base britannique.
Dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient, le Premier ministre Keir Starmer a également annoncé le déploiement de quatre avions Typhoon supplémentaires au Qatar. Ce renfort vise à soutenir les opérations défensives du Royaume-Uni dans cette zone sensible. Bien que le dirigeant travailliste n'ait pas spécifié combien d'avions étaient déjà présents, il a rappelé que plusieurs expéditions d'équipements militaires, dont des avions de chasse et des systèmes de défense aérienne, avaient été envoyées à Chypre et au Qatar en début d'année.
La visite de Healey arrive à un moment où le gouvernement britannique subit des critiques pour sa lenteur à envoyer des renforts afin de sécuriser ses installations à Chypre. "L'amitié ancienne entre le Royaume-Uni et Chypre doit se renforcer face aux menaces actuelles", a-t-il affirmé sur X, illustrant son propos avec une photo de lui aux côtés de son homologue chypriote, Vasilis Palmas.
Ce déplacement fait suite à une attaque par drone sur la base d'Akrotiri. Deux autres drones visant cette même installation ont également été interceptés récemment. Selon des sources chypriotes, le drone ayant atteint la base aurait été tiré depuis le Liban, probablement par le Hezbollah iranien. Healey a cependant précisé que le drone n'avait pas été lancé depuis l'Iran.
Un hangar touché par l'attaque
Le gouvernement britannique a informé que le drone avait touché un hangar, causant des dégâts jugés minimes. Dans un premier temps, l'exécutif britannique avait annoncé que la piste de la base avait été impactée par l'attaque.
Kryiocos Kouros, ambassadeur de Chypre au Royaume-Uni, a exprimé sa déception concernant le manque d'informations fournies à la population locale suite à ces incidents. Il a incité le gouvernement britannique à renforcer sa coopération avec les autorités chypriotes afin de prévenir de futurs événements similaires.
En parallèle, le destroyer britannique HMS Dragon, annoncé pour rejoindre la région par Starmer, ne pourra prendre la mer avant la semaine prochaine, laissant de nombreux se demander si ce déploiement sera suffisant pour assurer la sécurité des bases. La cheffe de l'opposition conservatrice, Kemi Badenoch, a critiqué cette mesure jugée insuffisante.
Par ailleurs, la Turquie est également touchée par la situation, ayant intercepté un missile potentiellement dirigé vers sa frontière, vraisemblablement ciblant une base militaire à Chypre. Jeudi, l'Espagne a déterminé l'envoi d'une frégate à Chypre pour des missions de protection. L'Italie a également annoncé des renforts navals, soulignant la nature internationale de la réponse face à la montée des tensions.
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