Deux voiliers français doivent quitter la cité phocéenne au début du mois d'avril pour rejoindre une flottille internationale qui ambitionne d'atteindre Gaza afin, notamment, de dénoncer le blocus israélien.
Une nouvelle initiative maritime se dessine en direction de Gaza. D'après Le Parisien, une centaine de bateaux prévoit de rejoindre l’enclave palestinienne dès avril pour tenter de "briser" le blocus israélien imposé aux civils. Deux voiliers français partiront de Marseille le 4 avril, chargés de médicaments et de denrées alimentaires vitales.
Lors d'une conférence de presse, Claude Léostic, représentant de France Palestine Solidarité, a souligné que cette action vise avant tout à exprimer une "solidarité authentique avec le peuple palestinien", dénonçant une situation qu'il décrit comme un "génocide et un blocus en cours à Gaza".
Une opération à la fois humanitaire et symbolique
Cette opération fait suite à une tentative similaire à l’automne 2025, où une cinquantaine de bateaux, incluant des figures comme Greta Thunberg, avaient été interceptés par la marine israélienne. Amnesty International a qualifié cette intervention d'illégale, les participants ayant ensuite été arrêtés et expulsés.
malgré ces précédents, les organisateurs nourrissent l'espoir qu'un convoi plus conséquent augmentera leurs chances de succès. "Avec 100 bateaux, certains auront des chances de passer", a déclaré Claude Léostic, insistant sur l'importance symbolique d'une arrivée à Gaza.
Soutenue par des organisations telles qu'Urgence Palestine et Attac, cette initiative cherche également à accroître sa visibilité médiatique. "C’est le mouvement le plus impactant pour maintenir la Palestine sur la scène internationale", a ajouté Meriem Hadjal de Waves of Freedom France. Toutefois, les participants sont bien conscients des risques que pose le contexte géopolitique instable.
Soumise à un blocus depuis 2007, la bande de Gaza, actuellement sous la gouvernance du Hamas, demeure le centre de tensions intenses. Par ailleurs, Israël rejette fermement les accusations de génocide qui se sont intensifiées ces derniers mois.







