La députée européenne Rima Hassan a été relâchée de garde à vue le jeudi 2 avril. Elle doit comparaitre le 7 juillet pour 'apologie du terrorisme', suite à un tweet évoquant un attentat anti-israélien de 1972. À sa sortie, elle a annoncé une conférence de presse pour le vendredi.
C'est peu après 23 heures que Rima Hassan sort du commissariat parisien. Libérée après une journée bien chargée marquée par de nombreuses rumeurs, son avocat, Me Vincent Brengarth, a exprimé son indignation : "Nous dénonçons les fuites d'informations sur sa garde à vue qui sont inacceptables". L'élue a été entendue pour des accusations d'apologie du terrorisme, tandis que des substances illicites auraient été retrouvées dans son sac. Toutefois, elle a déclaré sur les réseaux sociaux : "Les accusations concernant la possession de plusieurs drogues sont abusives. Seul du CBD a été découvert".
Rima Hassan risque sept ans de prison et 100 000 euros d'amende
Tout a commencé avec un message posté sur X le 26 mars où elle cite Kozo Okamoto, un militant japonais responsable d'un attentat ayant causé la mort de plusieurs personnes en Israël. Ce tweet a provoqué la colère au sein des Insoumis. Jean-Luc Mélenchon a même critiqué le traitement judiciaire réservé à son camarade : "Il n'y a donc plus d'immunité parlementaire en France. C'est insupportable". Bien que la Constitution française protège les députés européens par un statut d'immunité, le parquet évoque des exceptions possibles en cas de flagrant délit. Rima Hassan doit désormais faire face à la justice, encourrant jusqu'à 7 ans de prison et des amendes pouvant atteindre 100 000 euros.







