Après l'adoption du texte par l'Assemblée nationale en janvier 2026, le Sénat s'est prononcé pour l'abolition du devoir conjugal. Deux sénateurs Républicains, cependant, ont défié cette majorité...
Le 9 avril 2026, le Sénat a pris une décision marquante en votant pour l'abolition du devoir conjugal, une obligation de relations sexuelles au sein du mariage. Les opposants à ce principe, qualifié d'archaïque, affirment qu'il constitue « une violation des droits et libertés fondamentaux », plaidant pour que le mariage repose sur le respect et le consentement mutuel, sans aucune forme de servitude.
En début d'année, l'Assemblée nationale avait déjà ratifié une proposition de loi ajoutant dans le Code civil deux articles essentiels : « Cette communauté de vie ne crée aucune obligation pour les époux d'avoir des relations sexuelles » et « Le divorce pour faute ne peut être fondé sur l'absence ou le refus de relations sexuelles ».
Le vote du Sénat ne s'est pas fait sans controverse. Parmi les Républicains, selon un rapport officiel, 120 des 130 sénateurs présents ont choisi de s'abstenir, tandis que cinq se sont abstenus et deux ont émis un vote contre. Qui étaient ces deux sénateurs ? Ils sont Catherine Di Folco et Rémy Pointereau, tous deux membres du groupe Républicain.
Gilbert Favreau, un autre sénateur des Deux-Sèvres, a été parmi ceux qui se sont abstenus, tandis que Philippe Mouiller, tout comme d'autres sénateurs de divers horizons, a voté en faveur de cette abolition. Ce sujet a suscité des débats enflammés, avec des experts comme le sociologue Martin Dupré affirmant que cette loi représente un pas en avant vers une modernisation des relations matrimoniales.
Les implications de cette abolition sont vastes, touchant aux fondements mêmes du mariage et à la conception de la liberté individuelle. Alors que certains voient cette décision comme un signe d'émancipation, d'autres craignent qu'elle n'ouvre la porte à une banalisation des relations conjugales.







