L'abolition du devoir conjugal : un vote qui fait débat chez les Républicains des Deux-Sèvres

Un vote qui divise : les Républicains des Deux-Sèvres en première ligne sur ce sujet controversé.
L'abolition du devoir conjugal : un vote qui fait débat chez les Républicains des Deux-Sèvres
Un nouvel article va apparaître dans le code civil : « Cette communauté de vie ne crée aucune obligation pour les époux d’avoir des relations sexuelles. » © (Photo NR, Jean-André Boutier)

Après l'adoption du texte par l'Assemblée nationale en janvier 2026, le Sénat s'est prononcé pour l'abolition du devoir conjugal. Deux sénateurs Républicains, cependant, ont défié cette majorité...

Le 9 avril 2026, le Sénat a pris une décision marquante en votant pour l'abolition du devoir conjugal, une obligation de relations sexuelles au sein du mariage. Les opposants à ce principe, qualifié d'archaïque, affirment qu'il constitue « une violation des droits et libertés fondamentaux », plaidant pour que le mariage repose sur le respect et le consentement mutuel, sans aucune forme de servitude.

En début d'année, l'Assemblée nationale avait déjà ratifié une proposition de loi ajoutant dans le Code civil deux articles essentiels : « Cette communauté de vie ne crée aucune obligation pour les époux d'avoir des relations sexuelles » et « Le divorce pour faute ne peut être fondé sur l'absence ou le refus de relations sexuelles ».

Le vote du Sénat ne s'est pas fait sans controverse. Parmi les Républicains, selon un rapport officiel, 120 des 130 sénateurs présents ont choisi de s'abstenir, tandis que cinq se sont abstenus et deux ont émis un vote contre. Qui étaient ces deux sénateurs ? Ils sont Catherine Di Folco et Rémy Pointereau, tous deux membres du groupe Républicain.

Gilbert Favreau, un autre sénateur des Deux-Sèvres, a été parmi ceux qui se sont abstenus, tandis que Philippe Mouiller, tout comme d'autres sénateurs de divers horizons, a voté en faveur de cette abolition. Ce sujet a suscité des débats enflammés, avec des experts comme le sociologue Martin Dupré affirmant que cette loi représente un pas en avant vers une modernisation des relations matrimoniales.

Les implications de cette abolition sont vastes, touchant aux fondements mêmes du mariage et à la conception de la liberté individuelle. Alors que certains voient cette décision comme un signe d'émancipation, d'autres craignent qu'elle n'ouvre la porte à une banalisation des relations conjugales.

Lire aussi

La montée de la violence : Sébastien Delogu, député, cible d'une agression à Marseille
Sébastien Delogu, député LFI, porte plainte après une agression à Marseille. Un climat de violence préoccupant se dessine à l'approche des élections.
15h09
Gilles Lellouche clarifie sa position après la polémique à Cannes
Découvrez la réaction de Gilles Lellouche suite à la polémique au Festival de Cannes, où il aborde ses valeurs face aux accusations politiques.
11h18
Darmanin plaide pour un moratoire immigrationnel, Attal ouvre le débat sur la GPA
Darmanin propose un moratoire sur l'immigration, tandis qu'Attal relance le débat sur la GPA éthique.
10h18
Gabriel Attal plaide pour une immigration orientée vers le travail en France
Gabriel Attal, candidat à la présidentielle, propose une immigration axée sur le travail et une réforme stricte du regroupement familial pour mieux contrôler les flux migratoires.
09h19
Élection présidentielle 2027 : le RN en tête, Philippe et Mélenchon à la lutte
À un an de la présidentielle 2027, le RN reste en tête, tandis que Philippe et Mélenchon se disputent la seconde place. Découvrez les résultats d'un sondage révélateur.
07h51
Tension à Saujon : un élu RN saisit un colistier du maire à la sortie du conseil municipal
Découvrez l'incident choquant survenu lors du conseil municipal à Saujon, où un élu d'opposition a agressé un colistier du maire.
25 mai