Candidat à l'élection présidentielle, Gabriel Attal souhaite redéfinir la politique migratoire de la France. En déclarant que le pays doit accueillir moins d'immigrés, il met l'accent sur l'importance d'une immigration professionnelle et économique.
« Pour accueillir mieux, nous devons accueillir moins », a-t-il affirmé mardi sur France Inter, soulignant que son objectif est de faire de l'immigration de travail une priorité. Dans cette optique, il propose de durcir les conditions du regroupement familial, en allongeant par exemple la durée de résidence requise pour faire venir des proches.
Actuellement, le regroupement familial permet aux étrangers en France depuis plus de 18 mois (12 mois pour les Algériens) de faire venir leur conjoint et leurs enfants, sous certaines conditions de logement et de ressources. Attal souhaite modifier ces règles pour mieux gérer l'immigration face aux défis actuels.
En réponse au manque de soutien des figures emblématiques du macronisme, comme Gérald Darmanin et Élisabeth Borne, Attal a précisé, lors d'une récente intervention, qu'il ne voulait pas être le gardien du « temple » des dirigeants des dix dernières années. « Je veux renouveler les visages », a-t-il martelé, en insistant sur une nécessité de changement.
Il a également recueilli le soutien de plus de 1 300 maires et élus locaux, y compris plusieurs présidents de régions et départements, qui l'ont soutenu dans ses ambitions pour l'élection présidentielle, prévue pour 2027. Ce soutien local témoigne de son ancrage territorial, notamment à l'approche de son premier meeting de campagne à Paris.







