Bruno Lafont, l'ancien PDG de Lafarge, ainsi que son ancien collaborateur, Christian Herrault, sont à nouveau libres après avoir passé plus de six semaines en prison. Incarcérés depuis avril suite à leur condamnation pour financement du terrorisme, ils ont obtenu une remise en liberté sous contrôle judiciaire à la suite d'une demande déposée auprès de la cour d'appel de Paris, selon des sources judiciaires rapportées par BFM TV.
Les deux hommes font partie des neuf personnes reconnues coupables le 13 avril par le tribunal correctionnel de Paris. Leur infraction concerne le versement de près de 5,6 millions d'euros à des groupes jihadistes entre 2013 et 2014 via la filiale Lafarge Cement Syria, dans le but de maintenir l'activité de leur cimenterie à Jalabiya, en Syrie, alors que le pays traversait une guerre civile intense.
Des experts en droit pénal, tels que Me François Saint-Pierre, soulignent que cette décision de remise en liberté pourrait préfigurer une reconsidération des circonstances entourant leur condamnation. « La pression médiatique et l’intérêt public autour de cette affaire ajoutent une complexité à ce dossier », affirme-t-il.
Les réactions des organisations de droits de l'homme sont partagées. Certains voient la remise en liberté comme une opportunité de défendre la justice, tandis que d'autres estiment qu'elle pourrait nuire à la lutte contre le financement du terrorisme. L'actualité de cette affaire est à suivre de près, notamment avec la perspective d'un nouvel appel en cours.
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