La Banque centrale européenne (BCE) est déterminée à agir pour endiguer l'inflation, a déclaré François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, dans une interview accordée au Figaro. Il a affirmé : "Les ménages et les entreprises peuvent compter sur nous pour ramener l'inflation à 2% à moyen terme. Nous n'hésiterons pas à prendre des mesures nécessaires pour y parvenir." Cette déclaration intervient alors que la nomination d'Emmanuel Moulin à la tête de la Banque de France a été validée la semaine dernière.
"L'inflation représente un véritable dissolvant de la confiance, donc de la croissance," a ajouté Villeroy de Galhau, soulignant le rôle crucial de la Banque centrale comme garant de la stabilité en temps d'incertitude économique.
Les dernières données d'Eurostat révèlent que l'inflation dans la zone euro a connu une hausse marquée, atteignant 3% par rapport à l'année précédente. Ces chiffres ont surpris les économistes, qui anticipent que l'inflation pourrait même grimper jusqu'à 4% d'ici la fin de l'année.
Isabel Schnabel, s'exprime aussi sur la nécessité d'une hausse des taux. Interrogée par Reuters, elle a insisté sur l'importance d'une action proactive face aux chocs inflationnistes, précisant : "Le contexte économique actuel exige une réponse rapide, une hausse des taux en juin semble inévitable." Cette position est renforcée par l'augmentation des coûts énergétiques et l'impact prolongé des conflits géopolitiques sur les marchés mondiaux.
"Les tensions autour des prix du pétrole ont largement dépassé nos prévisions initiales," constate l'économiste allemande. Elle indique également que même un retour rapide à la paix ne suffira pas à compenser les dommages infligés aux infrastructures et aux chaînes d'approvisionnement. La BCE devra donc envisager des mesures de politique monétaire même dans ce scénario optimiste.
Les paroles de François Villeroy de Galhau et d'Isabel Schnabel marquent un tournant décisif dans la stratégie de la BCE, qui semble prête à adopter une approche plus rigoureuse pour contrebalancer les impacts dévastateurs de l'inflation croissante sur l'économie européenne.







