La commune d'Ambès, située sur la presqu'île et comptant un peu plus de 3 000 habitants, se trouve dans une situation financière délicate. Lors d'un conseil municipal consacré à l'examen du budget primitif pour 2026, le maire Gilbert Dodogaray a décrit les "marges de manœuvre" de la municipalité comme extrêmement limitées, rappelant la pression que subissent de nombreux élus face à la diminution des dotations de l'État.
L'expression "effet de ciseau" revient souvent dans les discussions, désignant le déséquilibre croissant entre l'augmentation des dépenses et la baisse des recettes. Romain Ritou, élu de l'opposition, a exprimé ses préoccupations concernant la disparition de l'épargne brute, soulignant ainsi la détérioration de l'équilibre financier de la commune.
Malgré cela, la municipalité a décidé de ne pas augmenter le taux communal des taxes foncières. Elle souhaite maintenir un programme d'investissements "important mais raisonnable", avec des allocations notables de fonds pour des projets de modernisation, comme le réaménagement de l'école Jacques-Brel où 50 000 euros seront investis, et des travaux sur l'éclairage public.
Une stratégie axée sur l'optimisation des biens
En réponse aux inquiétudes soulevées par l'opposition, le maire a annoncé un projet ambitieux : la réalisation d'un audit exhaustif de l'utilisation des bâtiments publics. "Notre patrimoine est vaste mais en décrépitude. Que faire de ces bâtiments sous-utilisés ou fermés ?" a-t-il interrogé. La majorité envisage de se concentrer sur l'optimisation de ces espaces, en particulier de l'Espace des 2 Rives, identifié comme un "gouffre financier" en termes de coûts de chauffage.
Isabelle Besse, adjointe aux finances, a également évoqué la nécessité d'étudier de près les possibilités de mutualisation des bâtiments pour les associations. "Pourrions-nous tirer parti de l'ancien bâtiment de Lomagne, actuellement inutilisé, et sur lequel nous continuons à engager des frais ?" a-t-elle questionné. En attendant la mise en place de cet audit, le budget primitif a été approuvé, bien que l'opposition ait exprimé des réserves en s'abstenant lors du vote.
Répression des dépôts sauvages
Le conseil municipal a également pris des mesures contre les dépôts sauvages. Des amendes, allant de 50 à 1 000 euros, seront instaurées pour sanctionner les contrevenants. Ces actions visent à améliorer l'espace public, une problématique souvent abordée dans les débats d'urbanisme. En fin de compte, Ambès doit naviguer entre la préservation de ses services publics et la gestion rigoureuse de ses finances.







