Dans un contexte économique tendu, où les prix de l'énergie continuent de flamber, la question des "surprofits" réalisés par TotalEnergies suscite des débats au sein du Rassemblement national (RN). La cheffe du groupe parlementaire, Marine Le Pen, a exprimé son souhait d'une «taxation exceptionnelle» des bénéfices, qu'elle juge «normale» face à la crise internationale, notamment la guerre en Iran. En revanche, le président du parti, Jordan Bardella, a une approche différente, affirmant que cette surtaxe n'est «pas la priorité». Pour lui, la priorité doit plutôt être de maintenir le blocage des prix à la pompe.
Sur le réseau social X, Le Pen a réagi aux bénéfices annoncés par TotalEnergies, atteignant près de 5 milliards d'euros au premier trimestre. Elle a rappelé l'importance de la «taxation des surprofits», une mesure qu'elle défend depuis plusieurs années. "Lorsqu'une entreprise comme TotalEnergies réalise des bénéfices supplémentaires en raison d'événements exceptionnels, il est juste qu'elle contribue à l'effort national par le biais d'une taxation spécifique", a-t-elle déclaré.
De son côté, Bardella, lors d'une interview sur BFMTV, a reconnu qu'il «ne faut rien s'interdire», mais il a insisté sur le fait que le pays, avec ses 46% de prélèvements obligatoires, ne devrait pas ajouter encore plus de taxes. Il a salué les efforts de TotalEnergies pour maintenir des prix abordables, en soulignant que le groupe doit «continuer à appliquer ce principe pour soulager nos compatriotes».
Malgré cette divergence sur la taxation, les deux leaders du RN s'accordent sur un enjeu commun : la nécessité de baisser la fiscalité sur les carburants, notamment en abaissant la TVA de 20% à 5,5%. Cette position, conforme aux attentes des citoyens face à la montée des prix, semble être un point d'accord dans un paysage politique en pleine transformation. L'avenir de ces discussions au sein du RN reste à surveiller de près.







