Invitée de Sud Radio, Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes et candidate à l’élection présidentielle, a évoqué la création d’un 'congé payé climatique'. Quelles en sont les implications et modalités ?
La cheffe des Écologistes, candidate déclarée à la présidentielle, a proposé de mettre en place un 'congé payé climatique' pour les travailleurs ne pouvant exercer leur activité à cause des conditions climatiques extrêmes, lors de son intervention le 1er mai sur Sud Radio.
Marine Tondelier a souligné que 'quatre personnes sur dix dans ce pays' affrontent des vagues de chaleur intenses tout au long de l'année. Elle a critiqué la législation actuelle qui laisse les entreprises le soin de décider quand fermer, sans véritable protection pour les employés. 'Cela se fait sur le dos des travailleurs', a-t-elle déclaré.
Pour pallier ces insuffisances, Tondelier propose un modèle inspiré de la législation espagnole adoptée en 2024, qui prévoit quatre jours de congé payé pour des événements climatiques extrêmes. 'Nous envisageons cinq jours, mais cela reste ouvert à discussion', a-t-elle précisé.
Dans quels cas le congé climatique pourrait-il être pris ?
Si ce projet est adopté, les jours de congé pourraient être sollicités en cas de chaleur excessive, d'inondations ou lorsqu'il est impossible d'effectuer du télétravail. 'Lorsque le télétravail n’est pas une option, des employés sont forcés de puiser dans leurs congés annuels pour des raisons de sécurité', a regretté la candidate.
Marine Tondelier a révélé qu'elle était déjà en pourparlers avec des représentants syndicaux et des employeurs pour discuter des modalités de ce projet, conscient de l'urgence climatique et de ses impacts sur le lieu de travail. En effet, avec les changements climatiques devenant de plus en plus fréquents, cette initiative pourrait non seulement protéger les travailleurs, mais également servir de modèle pour d'autres pays, selon des experts des politiques du travail.







