Lors de la manifestation du 1er mai à Paris, Jean-Luc Mélenchon, figure emblématique de La France insoumise (LFI), a mis en lumière les bénéfices colossaux réalisés par TotalEnergies en raison des crises géopolitiques, en particulier au Moyen-Orient. Il a affirmé que le géant pétrolier devait "passer à la caisse" pour soutenir l'État. Selon lui, les bénéfices de TotalEnergies, qui se chiffrent à 19 milliards d'euros l'année dernière, ne peuvent être ignorés tandis que les Français souffrent de l'augmentation des prix à la pompe.
"Si Total avait été conservé sous contrôle national, l'État aurait pu bénéficier de 30 milliards d'euros en cinq ans", a-t-il déclaré. Mélenchon a insisté sur la nécessité de figer les prix des carburants et d'augmenter les salaires pour protéger le pouvoir d'achat des travailleurs.
De son côté, Sud Ouest a rapporté que, face à la polémique sur ses bénéfices, TotalEnergies a promis de prolonger le plafonnement de ses prix "tant que la crise durera". Cependant, cela ne semble pas suffire pour des parlementaires du Parti Socialiste, qui demandent une taxation de deux milliards d'euros sur les superprofits.
Lors de son discours, Mélenchon a également abordé des questions de justice sociale. Il a critiqué l'initiative du gouvernement visant à permettre aux boulangeries et fleuristes d'ouvrir le 1er mai, qualifiant cette mesure de faux choix. "Le contrat de travail est un contrat de subordination" a-t-il affirmé, mettant en avant la dure réalité des travailleurs.
Alors qu'il s'apprête à présenter sa candidature à la prochaine présidentielle de 2027, il a déclaré : "Nous sommes prêts." Il a encouragé ses partisans à se mobiliser pour défendre leurs droits et à tourner la page vers un avenir qu'il espère meilleur.







